En exclusivité pour les médias OM, Mathieu Valbuena a livré son premier sentiment sur sa sélection en Bleu. "J'ai connu des moments difficiles mais tout travail est récompensé un jour. Aujourd'hui, je savoure" dit-il.
Je suis touché, heureux d'avoir appris cette bonne nouvelle ce matin. J'ai eu la chair de poule. C'est tout un travail et beaucoup d'efforts qui sont récompensés par cette sélection. C'est aussi grâce à des gens qui m'ont fait confiance. Je pense à José (Anigo) qui m'a fait venir ici et au coach qui m'a donné confiance. Je ne les oublie pas de même que les gens qui m'entourent comme mes parents.
Comment l'as-tu appris ?
J'ai reçu un appel de mon agent. J'ai pensé toute la nuit à la défaite à Carquefou et je n'étais pas très bien. Puis, cette bonne nouvelle m'a mis du baume au coeur. J'en suis très fier car l'équipe de France ça paraissait loin. Mon parcours n'a pas été facile, j'ai connu des moments difficiles mais tout travail est récompensé un jour. Aujourd'hui, je savoure.
Dans quelles circonstances la nouvelle est venue, que s'est-il passé dans ta tête ?
J'ai eu la chair de poule. J'étais seul chez moi puis des amis m'ont rejoint. J'ai reçu beaucoup de textos de félicitations de la part de mes proches. Il y a eu pas mal d'émotions et de pensées pour beaucoup de gens qui ont fait beaucoup pour moi comme ma famille. Mes premières pensées sont allées vers eux.
L'équipe de France, c'est le summum du foot français, ça fait quoi d'en faire partie ?
C'est extraordinaire. Une sélection en équipe de France, ce n'est pas donné à tout le monde. Avec tous les gros joueurs français qui évoluent en France et en Europe... désormais, je suis parmi eux et je vais tout faire pour continuer. Ca me donne encore plus envie de bosser pour y rester. Je ne m'arrête pas sur ça, je ne m'en contenterai pas et je vais continuer à travailler pour mon club.
Le championnat de National il y a deux ans, aujourd'hui les Bleus, comment vis-tu cette ascension fulgurante ?
Je vis ça bien. Mon entourage me pousse à garder les pieds sur terre. Je sais que je dois continuer à bosser. Le foot va vite et je garde toujours les mêmes critères : sérieux, travail et abnégation. Et surtout l'humilité car on m'a inculqué de toujours rester humble quoiqu'il arrive. Je resterai le même et si un jour je dévie, mes proches me remettront sur le droit chemin. Les moments difficiles que j'ai surmontés m'ont servi.
Quels sont les meilleurs souvenirs au cours de ton parcours ?
Il y a eu des émotions différentes. Liverpool était une de mes premières titularisations avec un nouveau coach et dans le contexte d'Anfield, ça reste gravé dans ma mémoire. Il y a eu aussi le but contre Caen, plus beau encore qu'à Liverpool. Il y a eu également mon but à Saint-Etienne qui était mon premier en L1 et qui permettait au club d'aller en Champions League. Ces joies étaient très différentes mais très intenses.
Chez les Bleus, tu vas retrouver quatre coéquipiers, c'est un plaisir supplémentaire...
Je suis content qu'il y ait tout ce monde en bleu. Il y a cinq marseillais, ce qui montre la qualité de l'OM. On se retrouvera là-bas de même que mon ami Rio (Mavuba, qu'il a connu au centre de formation de Bordeaux). On n'a plus eu l'occasion de jouer ensemble depuis des années et on en rêvait. Ca peut être possible en équipe de France. Je l'ai eu au téléphone et ça nous a beaucoup touché. Les Marseillais vont me conseiller et me parler car ils ont plus l'habitude. Je pense m'adapter car on évolue avec de très bon joueurs, j'espère que mayonnaise prendra.
Tu étais blessé ces derniers jours, rassures-nous, ça va mieux ?
Je touche du bois. Ca va mieux. Je vais reprendre l'entraînement collectif avec tout le monde. J'espère que ça ira.
SOURCE: om.net



